NATURES PRESQUE MORTES
Travail commencé en 2025
Work in progress
Photographies couleurs
Avec ce travail j’interroge la manière dont les multinationales, l’agro-industrie et les politiques choisissent de nourrir leurs citoyens.
Pour ce faire, je revisite le genre pictural de la nature morte du XVIIe au XXe siècle, avec des références comme Chardin, le quartier de viande de Monet, fruits sur une table de Manet, les fruits de Louise Moillon, Cézanne, Matisse. Ce qui m’intéresse, c’est comment ce genre parle de sujets sociétaux au travers la représentation des produits alimentaires de l’époque.
Mes compositions sont mises en scène devant des fonds très colorés dans des gammes de couleurs à la mode du jour, pops et acidulées, pour jouer le même jeu que celui de la publicité: capter l’attention.
Des fond aseptisés et artificiels pour bien ancrer mon propos dans notre monde contemporain et provoquer un malaise malgré la séduction de l’image.
En jouant avec des couleurs attrayantes j’exprime le cynisme et le mensonge des industrielles qui nous vendent des « produits » magnifiés qui cachent leur réel nature : toxiques et sans apports nutritifs.
Voyez ces beaux légumes, voyez ces beaux fruits, aux formes et aux couleurs parfaitement calibrées, dans leurs magnifiques emballages hygiéniques en plastique. Qu’ils sont séduisants et rassurants sur les étals des supermarchés où tout est à profusion. Surabondance.
Je veux amener le spectateur à une réflexion sur une agriculture intensive qui tue la terre pour produire des fruits et légumes sans saveurs ni nutriments, saturés de produits chimiques qui nous rendent malades. Les gouvernements et les lobbies industrielles font passer le grand capital avant la santé du vivant.
Ce sont des natures mortes qui mettent en lumière une réalité cachée, celle d’une nature presque morte à force d’être inondée de produits chimiques, assujettie à la mono culture, à la culture intensive et à la surproduction.
















