LES ESPRITS
2019
Photographies numérique
Photographie sténopé argentique
Format 40×60 cm
Masques Carton, peinture, ficelle, scotch
“Ce fut d’abord une étude. J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges.” A. Rimbaud
Ce travail est né de la rencontre de 2 artistes et de leurs pratiques respectives : la photographie et la peinture. Il est créé en duo et prend la forme de tirages photographiques ainsi que d’installations de masques. L’expérimentation a commencé comme un jeu, un espace de rencontres pour confronter les pratiques plastiques et artistiques. Benjamin Bachelier peintre, va à la rencontre de Pauline Rühl Saur photographe avec les masques qu’il a fait. Il s’agit de donner vie aux masques par des mises en scène en décors naturels. Pendant le travail, ils apprivoisent l’expression artistique de l’autre. Peu à peu, ils osent s’emparer du médium de l’autre. Ainsi, ces images sont le résultat d’une création commune.
Ils fabriquent des masques à partir de matériaux “pauvres”: du carton et de la peinture, pour aller à l’essentiel, sans fioritures ni exotisme. Les lieux sont soigneusement choisis. Ils évoquent des points de passage, de rencontres possibles entre conscient et inconscient. Ce sont des lieux urbains ou péri-urbains qui semblent avoir été désertés mais dans lesquels il reste des traces d’activité humaine. Leur démarche consiste à aller à la rencontre des esprits, ceux des choses et des lieux, comme les Kamis dans la culture animiste japonaise, mais ces esprits sont leur créations.
La vibration d’un lieu va permettre à l’esprit d’apparaître et de nous ouvrir la porte vers le monde de l’imagination.
Le télescopage produit par la confrontation des masques peints et de la photographie crée cette interrogation et ce trouble qui nous ouvre la porte vers un ailleurs. Un nouvel univers voit le jour, sur le fil, à la frontière impalpable entre le monde du rêve et celui du réel.
































